Musiques intemporelles
Jean-Pierre Dubois
Extrait d'accueil ...

Laudes antidatées
Pièce pour orgue
[Extrait]
Durée : 0:58

Quelques mesures
d'une pièce d'orgue extraite
d'un recueil de trois opus
"Laudes"


© musintemp 08/2010

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Dernière mise à jour du site
jeudi 10 mai 2012
Paroles et entretiens ...
Dans un entretien enregistré à la fin de l'année 2011, Jean-Pierre Dubois confie à la comédienne Chloé de Bouter quelques unes de ses convictions au sujet de son activité de compositeur et, plus largement, de la musique à notre époque.
Cet entretien, diffusé sur la Web radio "Saveurs de vie" de Jean Waterkeyn (voir notre encart en page "Contacts" de ce site), propose aussi l'écoute de quelques unes des œuvres récentes de Jean-Pierre Dubois :
  • Fugue, de la suite pour Orchestre et épinette "Transversales" [2011]
  • Du temps des hommes, récit symphonique [2010]
  • Flibustiers des Seychelles, N° 5 de la Suite pour orchestre "Scènes de films" [2010]
  • Fugit irreparabile tempus (Première heure), de la série "Horizons symphoniques" [2011]
Le fichier mp3 de ce document sonore est téléchargeable à partir de la plateforme Soundcloud. Pour y accéder directement, cliquez ICI.

 
Billets d'humeur ...
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Vous recherchez l'un des billets d'humeur publiés sur ce site ?
Vous devriez pouvoir le retrouver sur mon blog Myspace.

Jean-Pierre Dubois

- Sujet de philo
- Classé au top machin
- La haine de la musique
- Des musiques qui bougent
- Banques de sons
- Ceux qui font et ceux qui touchent
- Articles désélidés

 
En ce moment …

J’écris :
Les chants de l'imaginaire,
une Suite de six pièces pour orchestre librement inspirée des "Chants de Maldoror" de Lautréamont.

Le sixième et dernier numéro de la série "Scènes de Films", une musique illustrant une scène d'amour typique sous la forme d'un petit concertino pour piano et orchestre intitulé Amur Tujur Jemahal.

Noctuelles, une série de trois pièces pour violon et piano.

J'ai en projet
Le réenregistrement de certaines de mes pièces pour orchestre
avec un VSTi (Instrument virtuel  sur ordinateur) plus perfectionné
que celui employé à l'origine. Un sacré travail !


J’écoute :
La Symphonie n° 5 en ré mineur op. 47 de Dmitri Chostakovitch
par l'orchestre de Leningrad dirigé par Ievgueni Mravinski.




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Entre nous ...
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Le billet d'humeur


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Modes et
Pédagogies








     Un cours de musique digne de ce nom ne devrait jamais s'ensommeiller derrière les cartons à partitions d'une musique souvenir, morte de respect, propriété pétrifiée de compositeurs certes prestigieux mais ... désespérément décédés.

     La musique classique est comme la langue française : elle en a classe du respect ! Elle a besoin qu'on lui claque un peu les fesses. Ca fait circuler le sang et les idées.

     Du temps que j'enseignais le piano, j'émaillais mes leçons de pastiches improvisés qui permettaient plus sûrement qu'un long discours, en quelques notes, de faire sentir et comprendre les différences entre le discours classique d'un Bach et le phrasé romantique d'un Rachmaninoff pour, finalement, donner à découvrir que c'était, dans son essence profonde, la même musique, la même émotion, le même cœur qui battait.

     Las ! Nous sommes au pays des rigueurs et des étiquettes. Les parents, ce contrepouvoir établi de toute structure enseignante, m'ont souvent donné à entendre que je n'étais pas "pédagogiquement correct". Un "vrai" cours de piano s'articule (c'est le mot !) autour de gammes, exercices de doigts, tortures neuromusculaires diverses ... et ces pitreries de bateleur de foire n'y ont pas leur place.

     Et puis est venu le temps de Jean-François Zygel et de sa Boîte à Musique. Lumière sur la vieille cour des miracles ! On a fait de l'audimat avec le talent de ce musicien réputé atypique qui transformait une chanson de Catherine Lara en Allegretto de Mozart ou la dernière de Lara Fabian en Nocturne de Chopin, tout en expliquant simplement, piano en mains, certaines particularités de la grammaire musicale. Et par la grâce de cette lucarne magique de laquelle on admet tout, ce qui était fou est devenu académique.

     Dans mes dernières années d'enseignement, certains parents m'ont même dit, en souriant : "Ah, cher Jean-Pierre, pourquoi ne feriez-vous pas de ces petites improvisations, comme Jean-François Zygel à la télé ? Vous ne vous imaginez pas la force pédagogique de ce genre de petits exemples !"

     Trop tard, trop vieux, trop désabusé, trop amer ... j'ai laissé sans suite.

     Merci quand même Jean-François ! Et que les vents te soient propices.


JP-D.

 
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Synthé or not to be ?

Musique en conserve
Comme nombre de mes confrères musiciens d’aujourd’hui, j’utilise pour réaliser mes musiques des ensembles de sons d’instruments échantillonnés numériquement, organisés en banques virtuelles et pilotés de façon logicielle sur ordinateur.
Musique en conserve ! s’écriront certains puristes de la maison « Classique de chez Classique ». Ils auront raison.
Mais j’aimerais que l’on m’explique de quelle façon, en ce monde difficile, un musicien aussi confidentiel que je le suis peut faire jouer ses œuvres autrement que par ces machines ? Je n’ai pas les moyens, pour montrer que je suis un musicien bien honnête, de m’endetter sur plusieurs années pour m’offrir les services du Philharmonique du coin pendant quelques heures, juste comme ça, pour voir si ma musique peut plaire ! Car en dépit de cet emploi de sons virtuels, je proclame que je suis un musicien honnête.
Ancien informaticien, j’applaudis des deux mains aux miracles techniques permanents qui me sauvent de l’anonymat absolu, mais musicien sincère et quelque peu militant, je réprouve l’emploi de tout dispositif informatique pour concrétiser, au disque comme au concert, une musique écrite pour instruments acoustiques traditionnels (c’est autre chose pour les musiques spécifiquement écrites pour synthétiseur).


J.P.D.


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