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FUGIT IRREPARABILE TEMPUS Poème symphonique [Extrait] Durée : 1:44
La version intégrale de cette pièce est disponible à l'écoute sur le serveur Soundcloud. Il vous suffit de cliquer sur le lien ci-dessous.
Fugit irreparabile tempus (Version intégrale)
©10/2010
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Dernière mise à jour du site Mercredi 1er février 2012
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Vous recherchez l'un des billets d'humeur publiés sur ce site ? Vous devriez pouvoir le retrouver sur mon blog Myspace. Jean-Pierre Dubois - Sujet de philo - Classé au top machin - La haine de la musique - Des musiques qui bougent - Banques de sons - Ceux qui font et ceux qui touchent |
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En ce moment … Sur d'autres sites Mise en ligne, sur ma page "compositeur" d'audiofanzine, d'une musique pour l'image : J’écris : Les chants de l'imaginaire, une suite de six pièces pour orchestre, libre interprétation des "Chants de Maldoror" de Lautréamont. Je viens de terminer : Fugit irreparabile tempus, poème symphonique que vous pouvez écouter dans son intégralité sur le site Soundcloud. J'ai en projet à moyen terme : 1) La composition et l'enregistrement du sixième et dernier numéro de la série "Scènes de Films", une musique illustrant une scène d'amour typique. 2) Noctuelles, Une série de trois pièces pour violon et piano. 3) Le réenregistrement de certaines de mes pièces pour orchestre avec un VSTi (Instrument virtuel sur ordinateur) plus perfectionné que celui employé à l'origine. Un sacré travail ! J’écoute : >>> Les Musica callada pour piano, interprétées par Josef Colom. Une série de pièces belles et envoûtantes du compositeur hispano-catalan Federico Mompou (1893-1987). On ne peut que regretter que ce merveilleux musicien soit si peu connu du grand public mélomane. Il y a des ignorances et des abandons que je ne comprendrai jamais ! >>> Les 7 Concertos pour violon d'Henri Vieuxtemps (1820-1881), lui aussi un compositeur de talent injustement boudé par les musiciens et, par voie de conséquence, par le public. |
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Articles désélidés Lorsque je n’écris pas de musique, n’en écoute pas, n’écris pas de bulletin d’humeur ou d’avis sur la musique d’un confrère, bref … lorsque je ne fais rien, il m’arrive de penser. Et de la réaction alchimique résultant de cette activité intense, sont parfois projetées quelques éclaboussures qui, un court instant, brillent comme gouttelettes d’eau dans le soleil. Amusé, content, parfois fier lorsqu’elles ont un peu de tenue, je les note en mes calepins virtuels en me promettant de les utiliser dans tel ou tel texte à venir. Et puis je n’y pense plus. Ces jours derniers, possédé par le démon du rangement et du ménage (toujours virtuel), explorant les souterrains les plus reculés de mes HD, là où personne ne va jamais, je m’avisai que lesdites éclaboussures de pensées étaient infiniment nombreuses, leur tribu ayant crû sans qu’aucune utilisation littéraire n’en amenuisât jamais la population. Si le plus grand nombre est incapable de marcher seul et devra attendre le texte tutélaire qui en justifiera la sortie, quelques-unes peuvent, sous réserve de trois mots d’introduction, voire d’un simple intitulé localisateur, vivre une petite existence autonome. En ce début d’année, je vous les livre sans autre forme de procès. ALL BY MY SERGE Blagueur impénitent, au détour d’un courriel, j’écris à une amie :
/… on sait que Serge Rachmaninoff a repris le thème de « All by myself » dans le mouvement lent de son 2ème concerto pour piano ...
« Pas culotté, le mec ! » me répond très sérieusement la dame qui semble avoir admis la chose comme vérité. Et elle dévide un long paragraphe contre le plagiat et autres crapuleries du monde artistique. LES NOUVEAUX CONQUERANTS « Ce groupe (BB Brunes) va conquérir le marché d'Outre-Manche » dit Magali Roubeau-Soutrelle (J.T. 19/20, FR3 Côte d'Azur 23/01/2011)
« Conquérir le marché ? » On comprend le mot lorsqu'il s'agit d'une entreprise, mais pour un groupe de musiciens ? Ne serait-il pas plus judicieux et moins choquant de parler de gagner en notoriété, de séduire des auditoires ... Il semble qu’aujourd’hui il n’est même plus inconvenant de confondre l'art et le business ! ATONALE, QU’ELLE EST MA MUSIQUE !
/… lorsque j'écoute une musique, tant que je peux, mentalement, poser un "repos" sur une tonique ou une dominante (et c'est souvent le cas), je considère que le langage n'est pas atonal, tout au moins pour le passage concerné !
Beaucoup de ces musiques sont seulement dissonantes, auxquelles on a collé cette étiquette de l'atonalité par erreur ou par excès.
Le musicien moderne légitime souvent la qualification d’atonal en s'arrangeant soigneusement pour éviter qu'on puisse, même en pensée, s'appuyer sur quelque « degré » de connaissance. J'ai souvent l'impression curieuse d'une musique qui se meut parallèlement à la musique tonale traditionnelle sans jamais s'en éloigner. J'y retrouve facilement les primats de l'harmonie et du contrepoint chers à la musique classique (au sens large). L'atonalité ? Un sentier qui suit l'autoroute de la tonalité en faisant semblant de l'ignorer mais ne s'en éloigne pas ...
STYLES ET CHAPELLES /… j'avoue que je suis gêné aux entournures par tous ces styles, ces chapelles, ces écoles et ces classifications-tiroirs qui empêchent l'inspiration de s'épanouir. Qu'on me laisse, s'il vous plait, être tonal, atonal, consonant, dissonant à mon idée et, pourquoi pas, être tout cela tour à tour dans une même œuvre. On change bien de tonalité, de mode, de tempo dans un morceau, pourquoi pas de langage ? Je suis dubitatif lorsqu'un musicien annonce qu'il est post-sériel ou néo-machin comme d'autres clament qu'ils sont protestants ou souverainistes ... je m'attends toujours à les voir me brandir sous le nez une carte de leur faction ! Et dans le clan des assonants pro-néanderthaliens, malheur à ceux qui sont pré-tonal non tempéré ! MUSICIENS CINÉPHILES Est-il indispensable d'être cinéphile pour écrire de la musique de film ? m’interrogeai-je un jour. Pas du tout ! répondit avec fermeté cet autre « moi » qu'est le compositeur Jean-Pierre Dubois. En revanche, il est indispensable d'être musicien. Ce n'est pas le cas de tous mes honorables ... confrères ! Il suffit d'écouter certaines BOF pour s'en convaincre. LA BAGNOLE ET SON PILOTE
Aujourd'hui, on ne juge plus la musique à son contenu, à sa signification, à l'émotion qu'elle procure, mais à la qualité technique de ses instruments. Je suis toujours effaré de lire des avis dithyrambiques sur telle musique à cause de la haute tenue des banques de sons employées, du mixage ... qui sont justement ce qui échappe à la musique proprement dite. C'est aussi insensé que de dire à quelqu'un qu'il est excellent pilote parce qu'il a une belle bagnole !
CE QUE DIT OU NE DIT PAS LA MUSIQUE (Prenant en exemple le Requiem de Mozart) /… on comprend parfaitement que l’auditeur sera dans une prédisposition d’écoute particulière parce que le titre, rien que le titre déjà, donne un code d'écoute et de déchiffrage. On le comprend car on sait le contexte dans lequel Mozart écrivit cette dernière œuvre, qu'il n'a pu achever d'ailleurs. On le comprend d'autant plus qu'on a tous vu le film de Forman ou lu quelque texte musicologique sur la question. Mais, je vous prie, allez me chercher quelqu’un qui n'a jamais entendu le Requiem et permettez-moi de lui faire écouter, par exemple, le Lacrimosa dudit Requiem en lui disant que Mozart a écrit ça pour dire son amour à Constance et lui faire sentir sa tendresse et ses sentiments. Vous verrez, ça marche pareil ! Le mot TRISTE, T-R-I-S-T-E ne veut dire que ce qu'il signifie au regard de la sémantique. Il n'exprime rien. Pas plus la tristesse que la gaîté. Phonétiquement, il n'a pas de sens et n'exprime aucun sentiment. C'est pareil pour la musique. Un LA bémol infra grave, joué au tuba ou à l'ophicléide peut aussi bien être un pet d'éléphant que la Voix Divine en colère. Selon le cas, il fera rire ou donnera un sentiment de grandeur ou de peur. Donc, je suis de l’avis de Stravinski : par son essence, la musique est impuissante à traduire quelque sentiment que ce soit. C'est d'ailleurs pour ça que les profs de musique (les bons, les vrais !) insistent tant pour que les élèves mettent du sentiment dans leur jeu. Si la musique pouvait le contenir déjà, ce sentiment, il ne serait nul besoin de l'y rajouter !
LA MUSIQUE : UNE AFFAIRE DE TEMPS
Musique moderne : musique d'hier et de demain, donc de tous les temps, donc la plus ancienne ! SORTIES DE RAILS Un soir, à la répétition de cette chorale où je suis baryton-blagueur (les plus rares, car le répertoire barytonien ne s’y prête pas !), on demanda mon avis sur le Chœur des esclaves du Nabucco de Verdi. Mes camarades de chant, connaissant mon état de musicien professionnel, même retraité, attendaient manifestement que j’encense cette page célébrissime du répertoire. Ça les aurait sans doute confortés dans leur propre opinion. Las, je ne suis pas normal (« pas dans la norme ») et j’avouai sans détours que ce Va pensiero non seulement m’était absolument insipide mais encore que le battage fait autour de l’œuvre m’agaçait au plus haut point. Et, courant sur mon erre, je citai, parmi les chefs-d’œuvres favoris des auditoires de tous poils, d’autres musiques que je jugeais sans profondeur et sans attrait :
L’Ode à la joie du dernier mouvement de la IXème de Beethoven, d’une pauvreté d’invention que ne masque pas toujours le génie orchestral de son créateur et qui est devenu, dramatiquement, l’hymne européen … Un signe, vous croyez ? Les Caprices de Paganini qui me semblent, pour le plus grand nombre, autant d’expectorations grinçantes d’un violon-baudruche dans lesquelles aucun interprète n’est jamais parvenu à tirer son épingle du jeu. Itzhak Perlman, peut-être …
Puis, buvant le calice jusqu’à la lie, j’éreintai sans retenue la Barcarolle des contes d’Hoffmann, le Casta Diva de la Callas, dont je me demande toujours et encore ce qu’on lui trouve à celle-là ... et quelques autres Wagnérations bruyantes ou Cornevilleries affligeantes. Pourtant, j’aime bien le cidre !
Je crois que, depuis ce soir-là, mes chers compagnons et pagnonnes choristes m’ont définitivement catalogué comme un être bizarre, peu recommandable, probablement pas vraiment musicien et à la limite de la pathologie mentale lourde. Qu’ils en soient remerciés. ARTIFICES Les instruments virtuels ? On les utilise tous, peu ou prou, et on passe son temps à se les critiquer mutuellement en proclamant qu'ils n'ont pas le son ceci, le rendu cela ... Que ceux qui ont la bonne solution (à part de me dire de prendre des musiciens, évidemment, car je n'ai pas les moyens de les payer) me la donnent ... ou qu'ils se taisent !
CREER Apprendre avant ou après ?
LES AVIS DU PUBLIC
Je viens de lire, dans un écran (qui a remplacé le papier ... Merci ! crient les arbres) sur l'un de mes éminents confrères musiciens : « Tout ce qui se dit de lui l'indiffère ». Ah, tiens donc !
Moi, ce qui se dit de moi en tant que musicien ne m'indiffère pas. Mais alors, pas du tout ! Je trouve même louche qu'un créateur dont la finalité est tout de même d'être entendu, regardé, lu, goûté, de n'importe quelle manière, soit indifférent à ce point.
CITATION Peter Sellars a dit une chose à mon avis très juste: « Tout homme, pour survivre, s'abandonne à des compromis. Sans cela, le monde ne pourrait pas continuer. Mais, dans l'art, c'est interdit. C'est peut-être le dernier refuge d'une exigence morale. »
ET, POUR PRENDRE CONGÉ : On a les remparts qu'on peut. Je me réfugie dans la parole et l’écrit quand d'autres se réfugient dans le silence.
Bonne année à toutes et tous.
JP D.
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Synthé or not to be ? Musique en conserve Comme nombre de mes confrères musiciens d’aujourd’hui, j’utilise pour réaliser mes musiques des ensembles de sons d’instruments échantillonnés numériquement, organisés en banques virtuelles et pilotés de façon logicielle sur ordinateur. Musique en conserve ! s’écriront certains puristes de la maison « Classique de chez Classique ». Ils auront raison. Mais j’aimerais que l’on m’explique de quelle façon, en ce monde difficile, un musicien aussi confidentiel que je le suis peut faire jouer ses œuvres autrement que par ces machines ? Je n’ai pas les moyens de m’endetter sur plusieurs années pour m’offrir les services du Philharmonique du coin pendant quelques heures, juste comme ça, pour voir si ma musique peut plaire et pour montrer que je suis un musicien bien honnête ! Car en dépit de cet emploi de sons virtuels, je proclame que je suis un musicien honnête. Ancien informaticien, j’applaudis des deux mains aux miracles techniques permanents qui me sauvent de l’anonymat absolu. Musicien sincère et quelque peu militant, je réprouve l’emploi de tout dispositif informatique pour concrétiser, au disque comme au concert, une musique écrite pour instruments acoustiques traditionnels (c’est autre chose pour les musiques spécifiquement écrites pour synthétiseur).
J.P.D. |
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